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Dan, le serpent

En fongbe, le mot dàn désigne tout simplement le serpent. Mais dans la pensée religieuse fon, Dan est bien davantage qu'un animal : c'est un principe cosmique, celui du mouvement, de la continuité et de la vie qui circule. Le serpent, qui avance sans membres, qui mue et semble ainsi renaître, qui se love en cercle jusqu'à paraître sans commencement ni fin, offre l'image la plus parfaite de cette force. Le nom même de l'ancien royaume du Danxomɛ (Dahomey) contient ce mot : la tradition orale l'explique comme « dans le ventre de Dan », en souvenir du roi Houegbadja qui, ayant vaincu un chef nommé Dan, aurait bâti son palais « sur son ventre ». Que cette étymologie soit historique ou légendaire, elle montre à quel point le serpent imprègne l'imaginaire de la région. Confiance : élevée pour le sens du mot et l'existence de cette tradition étymologique ; le récit lui-même relève de la légende dynastique.

Il faut d'emblée dissiper une confusion fréquente, y compris dans la littérature. Sous le nom de « Dan » se rencontrent en réalité trois figures apparentées mais distinctes, que les fidèles eux-mêmes relient volontiers. Il y a d'abord Dan comme principe général du serpent, vodoun de la prospérité et du mouvement, qui se manifeste notamment par l'arc-en-ciel. Il y a ensuite Dan Ayido Hwedo (ou Aido-Hwedo), le serpent cosmique primordial de la cosmogonie fon, associé à la création du monde. Il y a enfin Dangbé, le python royal divinisé, dont le culte est historiquement celui du peuple houéda et dont le centre est Ouidah. Selon les régions et les familles de culte, ces figures sont tantôt confondues, tantôt soigneusement distinguées ; la présente page les traite successivement, en signalant chaque fois le degré de certitude des informations.

Aido-Hwedo et la création du monde

Dans la cosmogonie fon telle qu'elle a été recueillie par les ethnographes, notamment auprès des traditions d'Abomey, le serpent Aido-Hwedo est présent dès l'origine des choses. Il aurait porté le créateur — Mawu, ou le couple Mawu-Lisa — dans sa gueule ou sur son dos tandis que celui-ci façonnait le monde. Les vallées, les collines et les méandres des fleuves seraient les traces laissées par le passage du serpent, le paysage lui-même conservant la mémoire de ce travailPartout où le serpent et le créateur s'arrêtaient pour se reposer, des montagnes se seraient formées de ses excréments — et certaines versions ajoutent que c'est pour cela que les montagnes recèlent des richesses minérales.

Lorsque la création fut achevée, la terre, chargée de montagnes, d'arbres et d'animaux, se révéla trop lourde. Mawu demanda alors à Aido-Hwedo de se lover en cercle sous la terre pour la soutenir. Le serpent tient sa propre queue dans sa gueule et repose dans la fraîcheur des mers, que Mawu créa pour le protéger de la chaleur. Chaque fois qu'il bouge ou change de position, il provoque un tremblement de terre. Cette figure du serpent qui se mord la queue rejoint, de manière frappante, le motif universel de l'ouroboros, sans qu'il faille y voir un emprunt : le symbole a été inventé indépendamment dans de nombreuses cultures.

Un détail savoureux du mythe mérite d'être rapporté : Aido-Hwedo se nourrirait de barres de fer forgées sous la mer par des singes rouges. Le jour où ce fer viendra à manquer, la faim le contraindra à dévorer sa propre queue, et la terre, privée de son soutien, s'effondrera dans la mer. La fin du monde est ainsi inscrite dans le mythe même de sa fondation. Aido-Hwedo est enfin le serpent arc-en-ciel : présent à la fois dans le ciel et sous la terre, il se donne à voir dans l'arc-en-ciel et dans la lumière qui se reflète sur l'eau, et son mouvement circulaire autour de la terre expliquerait celui des corps célestes. Confiance : élevée sur l'existence et les grandes lignes de ce mythe, abondamment documenté depuis les travaux de Melville Herskovits sur le Dahomey (années 1930) ; les variantes de détail diffèrent selon les informateurs, ce qui est normal pour une tradition orale.

Dangbé, le python sacré des Houéda

Le culte du python royal (Python regius) est d'abord celui d'un peuple précis : les Houéda (Xwéda), installés sur la côte autour de leur capitale Savi, à quelques kilomètres au nord de l'actuelle Ouidah. Leur royaume, fondé vers la fin du XVIe siècle, prospéra grâce au commerce avec les Européens avant d'être annexé par le Dahomey le 9 mars 1727. C'est chez eux que Dangbé, le « bon serpent », occupait le rang de divinité nationale et protectrice.

Ce culte est remarquablement bien documenté, car il a frappé tous les voyageurs européens dès le XVIIe siècle. À la fin du XVIIe siècle, le marchand hollandais Guillaume Bosman attribuait déjà au Serpent le rang de « divinité » ; il décrivait la « Maison du Serpent » — l'ancêtre du temple qui existe toujours à Ouidah —, les offrandes qu'on y apportait, les pèlerinages annuels des rois de Fida (Ouidah) et les châtiments infligés aux Européens comme aux Africains qui manquaient de respect au dieu. Le père Labat, dans sa préface au Voyage du chevalier Des Marchais, rapporte quant à lui la légende selon laquelle ce « grand Serpent » aurait quitté les rangs de l'armée d'Ardres (Allada) pour rejoindre ceux de l'armée de Juda (les Houéda) : récit fondateur qui explique pourquoi Dangbé est le protecteur attitré de ce peuple, transfuge divin passé du camp ennemi au leur.

Après la conquête de 1727 par le roi Agadja, le culte du python fut adopté par les vainqueurs dahoméens : d'origine houéda, il s'intégra au panthéon du royaume. Dangbé y était un dieu bénéfique de la sagesse et du bonheur, associé aux arbres et à l'océan, et tuer un python, même par accident, était sévèrement puni. Les récits anciens rapportent que des Européens le payèrent de leur vie ou de lourdes amendes. La sacralisation de l'animal était totale : les serpents étaient protégés, soignés, jamais maltraités, et leur vie valait celle d'un homme. Aujourd'hui encore, dans la région de Ouidah, un python trouvé mort reçoit des honneurs funéraires. Confiance : élevée pour l'ensemble de cette section, qui repose sur des sources primaires du XVIIIe siècle (Bosman, Labat/Des Marchais) et sur l'historiographie moderne, notamment Robin Law, Ouidah: The Social History of a West African Slaving Port (2004).

Le Temple des Pythons de Ouidah

Le temple des Pythons est un sanctuaire situé au cœur de Ouidah, dans le quartier Dangbexu, sur la place Agoli ; le culte du serpent y est attesté depuis la fin du XVIIe siècle. À l'origine, le domaine du temple s'étendait sur plusieurs hectares, mais l'urbanisation en a sérieusement réduit la superficie. Il fait face, détail souvent souligné, à la basilique de l'Immaculée Conception : le sanctuaire vodoun et l'église catholique se regardent de part et d'autre de la place, image saisissante de la coexistence religieuse béninoise.

Les pythons du temple ne sont pas des animaux de vitrine. Ils chassent insectes et rats, et s'aventurent parfois dans les maisons voisines, dont les habitants y sont accoutumés. Si un python ne revient pas au bout de 72 heures, la population le ramène au temple, car tous les habitants de Ouidah ont le souci de leur divinité. Les adeptes du culte portent des scarifications dites « 2 x 5 », c'est-à-dire deux traits parallèles en cinq endroits du visageLe temple est desservi par quatre grands prêtres aux rôles précis — parmi lesquels Dah Dangbénon, qui officie directement auprès des pythons — et, au-dessus d'eux, une femme âgée, la Dèka Hintô, porteuse de la calebasse sacrée. Une jarre sacrée conservée dans la cour n'est ouverte qu'une fois tous les sept ans, lors de cérémonies de purification de la ville. Confiance : élevée pour l'existence de ces institutions, moyenne pour les détails précis des titres et des rythmes rituels, qui reposent sur des témoignages de presse recueillis auprès des desservants et peuvent varier selon les informateurs.

Le temple est aujourd'hui l'une des principales attractions de Ouidah, ville qui accueille chaque 10 janvier la fête nationale du vodoun — devenue depuis quelques années les « Vodun Days », grand rendez-vous culturel et touristique du Bénin. Cette ouverture au public n'a pas aboli le caractère sacré du lieu : certaines parties du sanctuaire restent réservées aux initiés.

Dan, divinité de la prospérité

Pour ses fidèles, Dan est avant tout la divinité de la prospérité et du bien-être. Il est surtout connu pour ses dons de biens matériels, mais il éprouve aussi ceux qui violent ses principes en leur infligeant diverses tribulations. Il peut se manifester par l'arc-en-ciel, ou se présenter sous forme humaine et combler de richesses ceux qui l'accueillent bien : de nombreux récits populaires mettent en scène un étranger mystérieux — Dan déguisé — qui récompense l'hospitalité et punit l'avarice. Son culte est répandu chez les Adja, les Fon, les Goun et les Houéda du sud du Bénin, ainsi que chez les Éwé et les Mina du Togo voisin, tous peuples de l'aire culturelle adja-tado. Confiance : élevée. En revanche, l'affirmation, qu'on lit parfois, selon laquelle ce culte serait également pratiqué par les Yoruba et les Igbo demande à être nuancée : les Yoruba vénèrent leur propre serpent arc-en-ciel, Oshumare, figure parallèle mais distincte, et les cultes du python attestés en pays igbo (autour de la divinité Idemili notamment) relèvent d'une autre tradition religieuse. Il s'agit de parentés typologiques, non d'un même culte. Confiance : élevée sur cette distinction.

Selon des témoignages d'adeptes recueillis au Bénin, Dan se manifeste de plusieurs manières aux hommes. Il peut être en nous dès la naissance — on peut naître avec sa marque —, il peut se révéler à qui a violé les règles d'une divinité, ou l'on peut être recommandé à lui par la divination. Le vodoun Dan existerait alors sous plusieurs espèces : Tohossou, Todan, Aguédjidan, Attindan ; les cours d'eau et le vent qui souffle en seraient d'autres formes. Les rituels accomplis dépendent de la divinité qui réside en chacun. Les adeptes utilisent différentes feuilles, ne portent pas la même couleur de pagne et n'observent pas les mêmes interdits alimentaires : ceux de Dan-Lissa, par exemple, ne mangent pas de sel. Tous relèvent du vodoun Dan, mais chacun a ses interdits et sa manière propre d'effectuer les rituels, jusque dans la façon d'ériger la divinité chez soi. Enfin, selon la même source, ceux qui sont nés avec la marque de Dan et qui négligent ses rituels se privent du bonheur et de l'abondance que l'entité pouvait leur accorder, tandis que ceux qui se conforment tôt à ses prescriptions prospèrent. Confiance : moyenne pour l'ensemble de ce paragraphe, qui restitue fidèlement un témoignage émique — la parole des croyants sur leur propre religion — publié sur un site militant, et non une étude académique ; la typologie des « espèces » de Dan varie d'ailleurs selon les familles de culte.

Source : https://afriquenoirespiritualite.wordpress.com/le-vodoun/ — témoignage d'adeptes, source secondaire non académique, consultée pour la version initiale de cette page.

Dan Lissa Agbadjou et la collectivité Midomihou Adjan

L'inventaire du patrimoine culturel béninois documente un exemple précis et localisé de culte de Dan : celui de la collectivité familiale Midomihou Adjan, dans l'aire culturelle adja-tado. Deux divinités y sont érigées ensemble. La première est appelée simplement Dan ; au cours de ses rituels, elle reçoit de l'huile rouge. La seconde, Dan Lissa Agbadjou, n'en reçoit jamais : conformément aux règles fixées par la tradition, on lui offre du miel, des boissons sucrées et du dan kokwé, une variété de banane. Ces pratiques sont dirigées par le chef de culte, le Dan Klounon, et les rituels ont lieu tous les cinq jours — au rythme de l'ancienne semaine de quatre jours suivie du jour de culte — ainsi que lors de cérémonies annuelles.

L'initiation des adeptes de Dan Lissa Agbadjou se déroule dans un couvent appelé hounkpa, pour une durée scrupuleusement respectée. Les reclus y apprennent les pas de danse et les chants qu'ils exécuteront lors de la cérémonie de sortie, sur l'espace cultuel appelé Dan Honto, sous les auspices du Dan Klounon et des sages de la collectivité. L'habillement des femmes recluses diffère de celui des hommes. À leur sortie, les initiés reçoivent des noms nouveaux et un langage codé, le houngbé, compréhensible des seuls initiés — trait commun à la plupart des couvents vodoun, où la « langue du vodoun » marque la nouvelle naissance de l'adepte. Selon la tradition de la collectivité, Dan Lissa Agbadjou aurait été apporté de la région mahi lors des migrations des ancêtres vers le XVIIe siècle. Confiance : moyenne à élevée — la source est l'inventaire officiel du patrimoine béninois, fiable pour la description des pratiques actuelles ; la datation de la migration au XVIIe siècle repose sur la seule tradition orale familiale.

Source : http://www.patrimoinebenin.org/index.php/recherche-images/1404-vodoun-dan-lissa-agbadjou-divinite-rituels-associes-a-la-divinite-dan-dieu-de-richess-aire-s-culturelle-s-adja-tado — fiche d'inventaire du patrimoine culturel du Bénin.

Les émanations de Dan selon certaines traditions

La version antérieure de cette page présentait deux « émanations » de Dan, dites issues de Tohossou : Dan-Djenon-Ganon, chargée de la fortune et de l'anéantissement et commandant aux divinités d'ordre inférieur, et Dan-Aido-Hwedo, à son service, servant de moyen de transport aux autres divinités grâce à ses dons de transmutation. Ces informations sont conservées ici par fidélité à la source qui les rapportait, mais avec une réserve importante : elles proviennent d'un unique site consacré à la spiritualité africaine, sans référence académique, et je n'ai pu les recouper dans aucune autre publication. La hiérarchie qu'elles décrivent — avec Tohossou, normalement vodoun des eaux et des enfants nés hors normes, en position de source d'émanations de Dan — ne correspond pas aux classifications habituelles du panthéon fon. Confiance : faible ; à considérer comme la doctrine propre d'une famille de culte ou d'un courant particulier, non comme un enseignement général du vodoun.

Interdits, protection du python et monde contemporain

L'interdit majeur demeure inchangé depuis les récits du XVIIIe siècle : on ne tue pas le python. Cette protection, qui a longtemps valu aux serpents du sud du Bénin d'être soignés et jamais maltraités, s'est toutefois érodée : avec le développement du christianisme, l'image bienveillante de l'animal a peu à peu été remplacée par celle du serpent-diable, responsable des malheurs des hommes, et l'on assiste à une destruction progressive de ce que les pratiques traditionnelles avaient préservé. Les herpétologues et les défenseurs du patrimoine béninois soulignent aujourd'hui le paradoxe : le culte de Dangbé a constitué, pendant des siècles, l'un des plus anciens dispositifs de protection d'une espèce animale en Afrique de l'Ouest, et son recul menace à la fois un patrimoine religieux et une pratique de conservation. Le python royal est par ailleurs exporté massivement pour le commerce des animaux de compagnie, ce qui ajoute une pression nouvelle sur l'espèce. Confiance : élevée pour la dynamique générale décrite par l'article cité (2004) ; la situation précise des populations de pythons évolue et mériterait des données plus récentes.

Dan hors du Bénin : Damballah et la diaspora

La traite atlantique a transporté Dan bien au-delà du golfe du Bénin. Dans le vaudou haïtien, Damballa (Danbala) est l'un des plus importants de tous les lwa ; il est traditionnellement représenté comme un grand serpent blanc, parfois comme un arc-en-ciel, et son origine est rattachée à la ville de Wedo, c'est-à-dire Ouidah, dans l'actuel Bénin. Son nom même conserve la mémoire des lieux : « Danbala » est expliqué comme la réunion de Dan et d'Allada, le royaume côtier du sud du Dahomey d'où le culte s'est diffusé, et « Wedo » transcrit Ouidah. Père primordial du panthéon, esprit « doux » de la nation Rada, associé au blanc, Damballah forme avec son épouse Ayida Wedo — l'arc-en-ciel, héritière directe d'Aido-Hwedo — le couple qui maintient l'équilibre du monde. Un beau récit haïtien raconte que Damballa traversa l'océan en glissant sous les eaux tandis qu'Ayida-Weddo volait dans le ciel sous la forme de l'arc-en-ciel, jusqu'à leurs retrouvailles en Haïti, apportant ainsi le vodou aux Amériques : la traversée de la traite, transfigurée en voyage des dieux.

L'ethnologue Alfred Métraux, dans Le Vaudou haïtien, décrivait les possédés de Damballah-Wèdo dardant la langue, rampant sur le sol avec des ondulations, grimpant aux arbres et aux poutres du péristyle : la transe reproduit le comportement du serpent. Le syncrétisme catholique a associé Damballah à saint Patrick — celui qui chassa les serpents d'Irlande, image inversée mais serpentine — et parfois à Moïse au bâton changé en serpent. Au Brésil, la figure correspondante se retrouve dans le candomblé de tradition jeje (c'est-à-dire d'origine fon), où le vodoun serpent est honoré sous des noms comme Dan ou Bessen ; confiance : moyenne sur les détails brésiliens, que je n'ai pas vérifiés en profondeur pour cette page. La continuité d'ensemble, elle, est certaine : de Ouidah à Port-au-Prince et à São Luís do Maranhão, le serpent arc-en-ciel est l'un des fils les plus solides qui relient le vodoun béninois à ses filles d'Amérique.

Note méthodologique

Cette page distingue trois strates d'information de fiabilité différente. La première, solidement établie, repose sur des sources primaires anciennes (Bosman à la fin du XVIIe siècle, Labat et Des Marchais au début du XVIIIe) et sur l'historiographie universitaire (Robin Law pour l'histoire de Ouidah, Melville Herskovits pour l'ethnographie du Dahomey, Christian Merlo et Pierre Vidaud pour la monographie Dangbé, du Python sacré des Houéda au mythe universel du Serpent, recensée dans le Journal de la Société des Africanistes en 1975). La deuxième provient d'inventaires patrimoniaux et de reportages béninois : fiable pour les pratiques observées, elle reflète la parole des desservants actuels, qui peut varier d'une famille de culte à l'autre. La troisième, explicitement signalée dans le corps du texte, provient de sites confessionnels ou militants non recoupés : elle est conservée à titre documentaire, comme témoignage de ce que des croyants disent de leur religion, avec un niveau de confiance faible quant à sa généralité. Le vodoun n'ayant ni écriture sacrée ni magistère central, cette pluralité de versions n'est pas un défaut des sources : elle est la nature même de la tradition.

Sources et références

Sources primaires (récits d'époque) : Guillaume Bosman, description du culte du Serpent à Juda, fin du XVIIe siècle, résumée dans l'article de Diogène cité ci-dessous ; Jean-Baptiste Labat, Voyage du chevalier Des Marchais en Guinée, isles voisines et à Cayenne, 1730. Études : Christian Merlo et Pierre Vidaud, Dangbé. Du Python sacré des Houéda au mythe universel du Serpent, 1974 ; compte rendu de Maurice Houis, Journal de la Société des Africanistes, 45, 1975 — https://www.persee.fr/doc/jafr_0037-9166_1975_num_45_1_1769_t1_0232_0000_3 ; Merlo et Vidaud, « The Black Serpent Who Opened the Eyes of Man », Diogenes, 1975 (Cambridge Core) ; Robin Law, Ouidah: The Social History of a West African Slaving Port 1727–1892, Ohio State University Press, 2004 ; « Les serpents dans l'univers culturel au Bénin », article de 2004 — https://www.researchgate.net/publication/263055192 ; A Dictionary of African Mythology, entrée « Aido-Hwedo » (Oxford Reference). Patrimoine et presse béninoise : fiche « Vodoun Dan Lissa Agbadjou », patrimoinebenin.org ; « Ouidah, la mystique du python », Bénin Intelligent, 12 août 2020 ; « Temple des Pythons », Wikipédia (fr), consulté en août 2026. Diaspora : articles « Damballa » et « Ayida-Weddo », Wikipédia (en/fr) ; Alfred Métraux, Le Vaudou haïtien, Gallimard, 1958. Sources secondaires non académiques, conservées de la version initiale et signalées comme telles dans le texte : afriquenoirespiritualite.wordpress.com. Dernière mise à jour : août 2026.

Page consacrée au vodoun Dan — Bénin.