Département de l'Atlantique — République du Bénin

Kouinvié, Togba, Abomey-Calavi

Enquête documentaire sur un lieu et son environnement

Document rédigé avec rigueur factuelle — juin 2026

Note méthodologique

ce document est fondé exclusivement sur des sources vérifiables : données de recensement officiel de l'INSAE (RGPH4, 2013), Wikipedia francophone et anglophone avec leurs références primaires, sources gouvernementales béninoises (decentralisation.gouv.bj, gouv.bj, energie.gouv.bj), presse béninoise en ligne, et données cartographiques ouvertes (ToutBénin, OpenStreetMap, Mapcarta). Chaque fois qu'une information ne peut être vérifiée, cela est explicitement signalé. Aucune donnée n'a été inventée.

Avertissement et limites documentaires

Kouinvié est un lieu-dit (un « secteur ») de l'arrondissement de Togba, commune d'Abomey-Calavi. Il n'est pas listé comme village ou quartier officiel dans la nomenclature administrative du RGPH4 (2013) publié par l'INSAE. Son existence comme lieu désigné est cependant confirmée par des annonces immobilières actives (notamment sur le site benin-immo.com), qui mentionnent explicitement « Calavi Togba KOUINVIÉ » comme repère de localisation. Il s'agit donc d'un microquartier ou lieu-dit connu localement mais non répertorié à ce niveau de détail dans les sources statistiques officielles disponibles publiquement.

⚠ Le bar « Chez Agba » : aucune source en ligne vérifiable ne mentionne cet établissement précis. Son existence locale est plausible mais non documentée dans les sources consultées. Ce document ne l'invente pas et ne le décrit pas.

⚠ « Zoo » : le terme « zoo » dans la région renvoie vraisemblablement au Sanctuaire des Singes de Drabo Gbo, souvent présenté comme une attraction faunique accessible au public. Il ne s'agit pas d'un zoo au sens classique (enclos d'animaux captifs) mais d'une forêt protégée. Aucun zoo municipal ou parc zoologique officiel n'a pu être identifié dans l'arrondissement de Togba dans les sources consultées.

Le Collège Jean Piaget est en revanche attesté dans plusieurs sources : l'annuaire éducatif en ligne (rues-benin.openalfa.com) avec un numéro de téléphone, et des articles de presse locale. Son emplacement exact se situe près du carrefour Aïtchédji, sur l'axe Abomey-Calavi, dans la même zone géographique que Togba.

Sommaire

  1. Cadre géographique et administratif
  2. Histoire : des origines au Bénin contemporain
  3. Démographie et peuplement
  4. Kouinvié : un lieu-dit dans l'arrondissement de Togba
  5. Infrastructures et vie quotidienne
  6. Éducation : le Collège Jean Piaget et autres établissements
  7. Le Sanctuaire des Singes de Drabo Gbo
  8. La Centrale thermique de Maria-Gléta
  9. L'Université d'Abomey-Calavi
  10. Environnement naturel et agriculture périurbaine
  11. Société, langues et religions
  12. Dynamiques urbaines et foncières
  13. Repères pratiques et vie locale
  14. Bibliographie et sources
Chapitre I

Cadre géographique et administratif

1.1 — La commune d'Abomey-Calavi

Abomey-Calavi est une commune du sud du Bénin, située à environ 18 kilomètres au nord de Cotonou, la capitale économique. Elle couvre une superficie de 650 km² et constitue, selon le recensement général de 2013, la deuxième commune la plus peuplée du pays avec 655 965 habitants (chiffre RGPH4, INSAE).

La commune est délimitée au nord par la commune de Zè, au sud par l'Océan Atlantique (via la lagune), à l'est par les communes de Cotonou et de Sô-Ava, et à l'ouest par les communes de Ouidah et de Tori-Bossito.

Elle est découpée en neuf (9) arrondissements : Abomey-Calavi (chef-lieu), Akassato, Godomey, Glo-Djigbé, Hêvié, Kpanroun, Ouèdo, Togba et Zinvié. Ces neuf arrondissements regroupent au total 149 villages et quartiers de ville.

1.2 — L'arrondissement de Togba

Togba est l'un des neuf arrondissements de la commune d'Abomey-Calavi. Il est situé dans la partie nord-ouest de la commune. Il est devenu officiellement un arrondissement distinct le 27 mai 2013, après adoption par l'Assemblée nationale du Bénin de la loi n° 2013-05 du 15 février 2013 portant création, organisation, attributions et fonctionnement des unités administratives locales en République du Bénin.

Au sens de la cartographie administrative, l'arrondissement de Togba intègre notamment les quartiers et villages suivants, tels que répertoriés par la base ToutBénin (données ROGAV) : Ahossougbéta, Drabo, Fifonsi, Houèto, Ouèga-Agué, Ouèga-Tokpa, Somè, Tankpè-Togba, Togba Maria-Gléta, Tokan et Tokan Aïdégnon.

Kouinvié, le lieu-dit où réside l'auteur de ce document, apparaît dans des annonces immobilières sous l'appellation « Calavi Togba KOUINVIÉ ». Il s'agit d'un secteur ou microquartier qui, bien que non listé au niveau village dans les sources officielles disponibles, est bien situé dans la zone géographique de l'arrondissement de Togba.

1.3 — Position géographique et coordonnées

Le chef-lieu de l'arrondissement de Togba se situe approximativement aux coordonnées 6° 33’ N, 2° 18’ E (données Mapcarta/OpenStreetMap). La centrale thermique de Maria-Gléta, l'infrastructure la plus notable de l'arrondissement, se trouve à environ 3,5 km au sud du bourg de Togba.

L'Université d'Abomey-Calavi, point de repère majeur dans la commune, est située à environ 7 km au sud-est de Togba.

La région est traversée par la Route nationale n° 1 (RN1) qui relie Cotonou à Lomé, et par des voies pavées secondaires dont le « Pavé de Togba » mentionné dans des communications de la Fête de la Nature qui guide les visiteurs vers le sanctuaire des singes.

1.4 — Relief et hydrographie

Le département de l'Atlantique, dans lequel se trouve Abomey-Calavi, est caractérisé par un relief peu accidenté. La région repose sur une série de cordons littoraux et lagunaires qui s'étendent de l'ouest à l'est du pays. Le sol est essentiellement sablonneux à sablo-argileux sur les parties hautes, et hydromorphe dans les zones basses et les bas-fonds.

Le lac Nokoué, qui borde la commune à l'est, et les multiples lagunes au sud constituent un élément structurant du paysage. L'accès à l'embarcadère pour Ganvié — la cité lacustre construite sur le lac Nokoué, souvent décrite comme la « Venise de l'Afrique » — se fait depuis Abomey-Calavi. Ganvié représente un attrait touristique régional important, sans être directement dans l'arrondissement de Togba.

Chapitre II

Histoire : des origines au Bénin contemporain

2.1 — Le Royaume du Dahomey et la fondation d'Abomey-Calavi

Pour comprendre Togba et Abomey-Calavi, il faut remonter à l'histoire du Royaume du Dahomey, l'un des royaumes les plus puissants de l'Afrique de l'Ouest précoloniale. Fondé au début du XVIIe siècle sur le plateau d'Abomey par le peuple Fon, ce royaume militaire et commercial a dominé la région pendant plus de deux siècles.

La ville d'Abomey-Calavi a été fondée à la fin du XVIIe siècle par des habitants venus d'Abomey, la capitale royale. Ces fondateurs nommèrent leur nouveau village « Agbomin kan dô fi », expression en langue fon signifiant « Une portion d'Abomey s'est coupée et s'est établie ici ». Le nom actuel « Abomey-Calavi » est une déformation phonétique de cette expression originelle, attribuée aux colonisateurs français qui avaient du mal à prononcer le nom d'origine.

La vocation initiale de ce comptoir était commerciale : faciliter les échanges entre Abomey, à l'intérieur des terres, et la côte, notamment le port de Ouidah par lequel transitait le commerce — y compris, tragiquement, le commerce d'esclaves qui constituait l'une des principales sources de revenus du royaume.

2.2 — La période coloniale française

En 1894, le royaume du Dahomey est annexé par la France à l'issue d'une guerre qui voit la défaite du roi Béhanzin. Le territoire devient le Dahomey français, puis fait partie de l'Afrique-Occidentale française (AOF). Abomey-Calavi, en tant que comptoir routier et zone de passage, connaît une présence administrative précoce : un premier dirigeant local officiel est mentionné dès 1906, nommé Blaud, commis des affaires indigènes.

Les infrastructures coloniales (routes, postes administratifs) ont progressivement structuré l'espace de ce qui allait devenir la commune moderne. L'arrondissement de Togba, zone périphérique plus rurale, a longtemps conservé un caractère agricole prononcé.

2.3 — L'indépendance et la République du Bénin

Le Dahomey accède à l'indépendance le 1er août 1960. Après une période de forte instabilité politique marquée par de nombreux coups d'État, le pays est renommé « République Populaire du Bénin » en 1975 sous le régime marxiste-léniniste de Mathieu Kérékou. En 1990, à la suite de la Conférence nationale des forces vives de la nation, le pays adopte une nouvelle constitution et devient la « République du Bénin ».

La loi de décentralisation de 1999 (et ses textes d'application au début des années 2000) crée les communes de plein exercice. La commune d'Abomey-Calavi est constituée comme telle, avec ses neuf arrondissements, formalisés définitivement par la loi n° 2013-05 du 15 février 2013 pour ce qui concerne la création officielle de l'arrondissement de Togba en tant qu'entité distincte.

2.4 — Croissance démographique récente

La transformation la plus spectaculaire d'Abomey-Calavi est sa croissance démographique fulminante à partir des années 1990, alimentée par le débordement de Cotonou et par l'accessibilité foncière plus grande dans ses périphéries. La commune est passée de 126 507 habitants en 1992 à 307 745 en 2002, puis à 655 965 en 2013 selon le RGPH4.

L'arrondissement de Togba a connu la même dynamique, passant d'une population recensée à 18 674 habitants en 2002 (RGPH3) à 73 331 habitants répartis en 15 516 ménages en 2013 (RGPH4), soit une multiplication par quatre en onze ans. Ce chiffre illustre l'ampleur de l'urbanisation accélérée qui a transformé ce qui était un espace agricole périurbain en un territoire résidentiel en pleine expansion.

Chapitre III

Démographie et peuplement

3.1 — Données de recensement officielles

Les données démographiques disponibles pour Togba proviennent du Recensement Général de la Population et de l'Habitation 4e édition (RGPH4) conduit en 2013 par l'Institut National de la Statistique et de l'Analyse Économique (INSAE). Selon ce recensement :

⚠ Ces données datent de 2013. En l'absence d'un RGPH5 dont les résultats seraient publiés à la date de rédaction de ce document (juin 2026), les chiffres récents restent des estimations. Le RGPH5 avait été envisagé mais sa réalisation et la publication de ses résultats complets ne peuvent être vérifiées dans les sources disponibles.

À titre de comparaison, l'arrondissement de Godomey, le plus peuplé de la commune, comptait 253 262 habitants en 2013, soit plus de trois fois la population de Togba à la même date. La commune d'Abomey-Calavi dans son ensemble comptait 655 965 habitants en 2013.

3.2 — Composition ethnique et linguistique

La population d'Abomey-Calavi est décrite comme « cosmopolite » par le Ministère de la Décentralisation béninois. Les groupes ethniques les plus représentés dans la commune sont les Fon, les Toffin, les Aïzo, les Adja, les Yoruba et les Nago (Nagot), auxquels s'ajoutent des Goun (Gun). Cette diversité reflète les brassages historiques liés à la position d'Abomey-Calavi comme lieu de transit entre Abomey, Cotonou et le reste du pays.

Dans l'arrondissement de Togba et ses environs, les locuteurs du fon (Fongbe) constituent historiquement le groupe linguistique dominant. Le français est la langue officielle et véhiculaire administrative, tandis que le fon est la langue du quotidien pour de nombreux habitants. D'autres langues, comme le yoruba et le goun, sont également présentes.

Le fon (Fongbe) est une langue de la famille gbe, branche de la famille niger-congo. C'est la langue maternelle des Fon, groupe ethnique originaire du plateau d'Abomey et fondateurs du Royaume du Dahomey. À Abomey-Calavi, sa présence est ancienne, liée directement à l'histoire de la fondation de la ville comme extension d'Abomey.

3.3 — Religions

Les croyances religieuses de la population d'Abomey-Calavi sont plurielles. Selon le Ministère de la Décentralisation, les religions endogènes — dont le vodoun — sont prépondérantes, suivies du catholicisme, du protestantisme et de l'islam.

Cette situation est cohérente avec le contexte national béninois et régional. Le vodoun (ou vaudou) est une religion originaire du Golfe de Bénin, profondément ancrée dans la culture Fon et Ewe. Abomey-Calavi, terre fon, est une zone à forte tradition vodoun. Des lieux de culte, des couvents et des pratiques rituelles sont présents dans la région.

La présence chrétienne est également forte. Parmi les établissements religieux chrétiens, on peut noter l'existence de la « Paroisse Cité Jéhovah de Togba » (Église céleste), mentionnée comme point de repère local dans les données géographiques ouvertes.

Chapitre IV

Kouinvié : un lieu-dit dans l'arrondissement de Togba

4.1 — Statut administratif

Kouinvié ne figure pas parmi les villages ou quartiers de ville officiellement listés dans la nomenclature administrative du RGPH4 pour l'arrondissement de Togba. La liste officielle accessible via ToutBénin (données ROGAV) comprend onze entités pour cet arrondissement : Ahossougbéta, Drabo, Fifonsi, Houèto, Ouèga-Agué, Ouèga-Tokpa, Somè, Tankpè-Togba, Togba Maria-Gléta, Tokan et Tokan Aïdégnon. Kouinvié n'y apparaît pas.

Cette situation est courante dans le contexte béninois, notamment dans les zones d'urbanisation rapide : des lieux-dits et des secteurs naissent plus vite que leur enregistrement dans la nomenclature administrative officielle. Kouinvié fonctionne vraisemblablement comme un lieu de référence géographique utilisé par les habitants et le marché immobilier, sans avoir de statut administratif distinct au niveau village.

La présence de Kouinvié dans des annonces immobilières actives suggère qu'il s'agit d'un secteur reconnu localement, avec des transactions foncières et immobilières en cours. Les annonces mentionnent des maisons « déjà clôturées et nouvellement construites », ce qui indique un habitat en voie de consolidation.

4.2 — Environnement immédiat

Togba (et par extension Kouinvié) est décrit comme un arrondissement « en développement dans la partie nord-ouest d'Abomey-Calavi », combinant « agriculture périurbaine (maraîchage, palmiers à huile) et habitat résidentiel émergent ». Des projets d'aménagement récents y prévoient des voies bitumées et des équipements publics. Togba est présenté comme représentant « le futur de l'extension urbaine vers le nord ».

Le marché de Togba est mentionné comme point de repère local dans les données géographiques (Mapcarta). C'est un espace commercial de quartier typique, où s'échangent produits agricoles, produits de première nécessité et marchandises diverses.

Chapitre V

Infrastructures et vie quotidienne

5.1 — Voies de communication

L'axe principal desservant Togba est la route qui relie Abomey-Calavi au nord, en direction de la Commune de Zè. Des voies pavées secondaires, dont le « Pavé de Togba » (axe pavé menant au sanctuaire des singes), irriguent le territoire. Les voies non bitumées représentent encore une part significative du réseau local, notamment dans les zones de peuplement récent comme Kouinvié.

Le principal moyen de transport dans la commune d'Abomey-Calavi est le mini-bus dénommé « tokpa-tokpa ». Les zémidjan (taxis-motos) assurent la desserte des zones non couvertes par les minibus. Les taxis-auto circulent sur les axes principaux.

5.2 — Eau, électricité, assainissement

Selon le RGPH4, dans le département de l'Atlantique, un peu plus de la moitié des ménages (54,2 %) avaient accès à l'eau potable en 2013. Ce taux cache des disparités importantes entre les zones bien équipées (proches de Cotonou) et les zones périphériques comme Togba.

Pour l'électricité, la commune bénéficie de la desserte de la Société Béninoise d'Énergie Électrique (SBEE). La présence de la centrale thermique de Maria-Gléta dans l'arrondissement de Togba lui-même (voir chapitre VIII) est un facteur d'intégration au réseau électrique national, même si les foyers les plus récents ou périphériques n'y sont pas tous connectés.

5.3 — Santé

Le Centre Hospitalier International de Calavi (CHIC), infrastructure de santé publique importante décrite comme « ultramoderne », est situé à environ 4 km à l'est de Togba. C'est l'établissement de référence le plus proche de la zone.

Par ailleurs, l'Association Saint Camille de Lellis est présente à Abomey-Calavi avec deux centres spécialisés en psychiatrie communautaire et un plateau technique généraliste.

⚠ Des données précises sur les centres de santé de l'arrondissement de Togba (infirmeries, dispensaires) ne sont pas accessibles dans les sources consultées. Le RGPH4 note que les statistiques sur les centres de santé n'intègrent pas les établissements privés et confessionnels.

Chapitre VI

Éducation : le Collège Jean Piaget et les autres établissements

6.1 — Contexte éducatif général

Le département de l'Atlantique dispose d'une infrastructure scolaire dense. Selon le RGPH4, « presque tous les villages et quartiers de ville disposent d'une école primaire, et des collèges à 1er cycle et à 2nd cycle sont présents dans beaucoup d'arrondissements ». La pression démographique sur l'offre scolaire est cependant importante, notamment dans les zones d'urbanisation rapide.

Parmi les établissements publics du secondaire de la commune d'Abomey-Calavi, on peut citer le CEG (Collège d'Enseignement Général) de Godomey, le CEG Kpanroun, le CEG Adjagbo, ainsi que d'autres. Les établissements privés sont nombreux.

6.2 — Le Collège d'Enseignement Général Jean Piaget

L'existence d'un « Collège d'Enseignement Général Jean Piaget » (ou « Collège Jean Piaget ») à Abomey-Calavi est documentée par plusieurs sources en ligne :

  1. L'annuaire éducatif rues-benin.openalfa.com le mentionne sous l'appellation « Collège d'enseignement général Jean Piaget 1 » avec les numéros de téléphone suivants : (+229) 21350699 / 90912112 / 97987374.
  2. Un article de presse locale (Oxygène Bénin, 3 mars 2025) le cite comme repère géographique à Abomey-Calavi : un accident mortel est décrit comme survenu « à quelques mètres du carrefour Aïtchédji, en direction du collège Jean Piaget ». Cela confirme sa localisation sur l'axe principal d'Abomey-Calavi, dans la zone de Togba ou à proximité immédiate.
  3. Le même événement est relayé par Actu du Bénin (actusdubenin.com), qui précise : « un accident tragique a eu lieu à Abomey-Calavi, près du carrefour Aïtchédji, en direction du collège Jean Piaget ».

Jean Piaget (1896-1980) était un psychologue, biologiste et épistémologue suisse, mondialement connu pour ses travaux sur le développement cognitif de l'enfant. Son nom est souvent donné à des établissements scolaires en Afrique francophone, en hommage à sa contribution à la pédagogie. Le fait de choisir ce nom illustre l'influence de la pédagogie active et constructiviste dans les projets éducatifs privés.

⚠ La liste exacte des classes, le statut confessionnel ou laïc, les effectifs et le niveau d'enseignement proposés par ce collège ne peuvent être précisés avec certitude à partir des sources disponibles. L'établissement est mentionné mais non décrit en détail dans les sources consultées.

6.3 — Autres établissements notables de la zone

Dans la liste des établissements scolaires d'Abomey-Calavi, on trouve notamment :

Pour l'enseignement supérieur, l'Université d'Abomey-Calavi (UAC), la plus grande université du pays, se trouve à environ 7 km de Togba, dans le quartier de Zogbadjè. Elle est traitée en détail au chapitre IX.

Chapitre VII

Le Sanctuaire des Singes de Drabo Gbo

7.1 — Présentation générale

Le Sanctuaire des Singes de Drabo Gbo est une forêt aménagée de 14 hectares, située dans le village Drabo (ou Drabo Gbo), qui fait partie de l'arrondissement de Togba dans la commune d'Abomey-Calavi. Il est classé parmi les aires protégées du Bénin depuis 2014 et constitue le seul site du Bénin où l'on peut facilement observer des singes à ventre roux (Cercopithecus erythrogaster erythrogaster) dans leur habitat naturel.

7.2 — Histoire et fondation

Le sanctuaire a été fondé en 1995 par Peter Neuenschwander, biologiste suisse, ancien directeur de l'Institut International d'Agriculture Tropicale (IITA). En 1997, il acquiert 14 hectares de terres à Drabo Gbo, à l'époque un espace dégradé, et entreprend un programme de reforestation en plantant des espèces d'arbres rares ou disparues de la région. Rapidement, la forêt se densifie et accueille une faune spontanée.

C'est à la suite de l'arrivée d'une femelle singe à ventre rouge, apportée par ses enfants, que Peter Neuenschwander décide d'orienter le sanctuaire vers la conservation de cette espèce. Le site ouvre ses portes au public en 2004.

En 2014, le gouvernement béninois classe officiellement le sanctuaire comme aire protégée. Aujourd'hui, sa gestion est liée à l'IITA (à qui le patrimoine a été cédé), même si Peter Neuenschwander continue d'y résider et d'y travailler.

7.3 — L'espèce phare : le singe à ventre roux

Le singe à ventre roux, ou hocheur à ventre rouge (Cercopithecus erythrogaster erythrogaster), est une sous-espèce de cercopithèque endémique du « Dahomey Gap », cette zone de savane qui interrompt le bloc forestier guinéen entre le Ghana et le Nigeria, englobant le Bénin et le Togo. C'est une espèce classée en Danger critique d'extinction (Critically Endangered) sur la Liste rouge de l'UICN.

La population totale estimée de cette sous-espèce à l'échelle du Bénin est évaluée entre 800 et 1 000 individus seulement. Les menaces principales sont la déforestation, la fragmentation des habitats et le braconnage.

On croyait l'espèce disparue jusqu'à la redécouverte d'une petite colonie en 1988. Sa sous-espèce erythrogaster est présente au Togo, au Bénin et, marginalement, au Nigeria.

Des travaux scientifiques menés depuis la Faculté des Sciences Agronomiques de l'Université d'Abomey-Calavi (notamment par le Laboratoire d'Écologie Appliquée) ont documenté les caractéristiques d'habitat, la distribution et les menaces pesant sur cette espèce. Ces recherches constituent une bibliographie scientifique accessible sur plusieurs plateformes académiques.

7.4 — Visite et accès

Le sanctuaire est accessible au public. Pour les visiteurs venant de Cotonou, l'itinéraire indiqué dans une communication de la Fête de la Nature est le suivant : « venez au niveau du grand portail de l'Université d'Abomey-Calavi, ensuite avancez au carrefour Kpota, puis longez le pavé en direction de Togba ». Le trajet depuis Cotonou est d'environ une heure de route.

Les visiteurs peuvent observer les singes en liberté dans la forêt, guidés par Peter Neuenschwander ou son équipe. Des activités de sensibilisation à la conservation de la biodiversité y sont organisées régulièrement, notamment au profit des élèves des écoles environnantes.

Le sanctuaire a été diffusé sur la télévision nationale béninoise (ORTB) dans l'émission « Bénin en mouvement », ce qui témoigne de sa reconnaissance comme patrimoine naturel et culturel au niveau national.

Chapitre VIII

La Centrale Thermique de Maria-Gléta

8.1 — Localisation

La centrale thermique de Maria-Gléta est une infrastructure énergétique majeure du Bénin, située dans le quartier Maria-Gléta, l'un des secteurs de l'arrondissement de Togba, commune d'Abomey-Calavi. Elle se trouve à environ 4 km au sud du bourg principal de Togba et à environ 10 km de Cotonou. Son domaine s'étend sur 20 hectares.

8.2 — Historique : Maria-Gléta I

Un premier projet de centrale thermique à Maria-Gléta a débuté en 2010. Cette première installation, composée de huit turbines General Electric LM 1.500 d'une capacité de 10 MW chacune (soit 80 MW installés), a connu des difficultés d'exploitation liées à l'approvisionnement en combustible (carburant d'aviation puis gaz naturel). En avril 2014, la centrale a été fermée en raison de sa non-rentabilité.

8.3 — Maria-Gléta II (127 MW)

La centrale de Maria-Gléta II, infrastructure distincte et bien documentée, a été inaugurée le 29 août 2019. D'une capacité installée de 127 MW, elle fonctionne avec sept moteurs dual-fuel (bicombustible) capables d'utiliser aussi bien le gaz naturel que le fuel lourd. Son coût de réalisation global s'élève à 106 milliards de francs CFA.

Le projet a été réalisé par un consortium danois composé du développeur Burmeister & Wain Scandinavian Contractor A/S (BWSC) et de MAN Energy Solutions. Il a bénéficié du financement de la Banque islamique de développement, de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et de la Banque d'investissement et de développement de la CEDEAO.

Après cinq ans d'exploitation continue (au moment de la visite des Ministres Conseillers en octobre 2025), la centrale avait déjà franchi le cap des 36 000 heures de marche. Elle est gérée par la Société Béninoise de Production d'Électricité (SBPE).

Avec l'inauguration de cette centrale, la capacité électrique installée du Bénin est passée à 448 MW, avec un taux d'électrification de 43 % à la date d'inauguration (août 2019).

8.4 — Maria-Gléta III (48 MW, en projet)

Un troisième projet de centrale à Maria-Gléta est en cours d'élaboration : une centrale thermique à cycle combiné gaz de 48 MW. Son coût est évalué à 45,796 millions d'euros (environ 30 milliards de FCFA). Le projet sera réalisé selon le modèle BOOT (Build Own Operate and Transfer), avec la société Genesis Energy Group. Il a reçu un avis favorable de l'Autorité de Régulation de l'Électricité (ARE) en décembre 2021 (avis n° 2021-021/CNR/ARE du 21 décembre 2021).

Chapitre IX

L'Université d'Abomey-Calavi

9.1 — Présentation

L'Université d'Abomey-Calavi (UAC) est la principale université publique du Bénin et la plus grande en termes d'effectifs. Elle est située dans le quartier de Zogbadjè à Abomey-Calavi, à environ 7 km au sud-est de l'arrondissement de Togba. Ses coordonnées géographiques sont 6°26’N, 2°21’E.

L'UAC est composée de 19 institutions et de six campus. Elle est membre de l'Association des Universités Africaines et de l'Agence Universitaire de la Francophonie (AUF). Son recteur actuel (à la date des sources consultées) est Maxime da Cruz.

9.2 — Histoire

L'université a été fondée en 1970 sous le nom d'Université du Dahomey. En 1975, son nom est changé en Université Nationale du Bénin (UNB). En 2001, elle prend son nom actuel d'Université d'Abomey-Calavi. En 1999, son effectif dépassait 16 000 étudiants, dont plus de 3 300 femmes.

9.3 — Composantes

Parmi les institutions qui composent l'UAC, on peut citer notamment : l'École Polytechnique d'Abomey-Calavi (EPAC, fondée en 2002), l'Institut des Langues Arabes et de Cultures Islamiques (ILACI), et diverses facultés de sciences, lettres, médecine, droit, sciences économiques, etc. La Faculté des Sciences Agronomiques (FSA), dont le Laboratoire d'Écologie Appliquée a conduit les recherches sur le singe à ventre rouge, fait partie de l'UAC.

9.4 — Importance régionale

L'UAC est le principal facteur qui a transformé Abomey-Calavi en « cité estudiantine ». Son portail principal est un repère géographique majeur utilisé dans les itinéraires pour atteindre la zone de Togba et le sanctuaire des singes. La concentration de l'université, de ses facultés et de ses étudiants a engendré un tissu économique dense autour du campus : logements, restauration, commerces, services.

Chapitre X

Environnement naturel et agriculture périurbaine

10.1 — Végétation et paysage

L'arrondissement de Togba présente un paysage typique de la zone périurbaine du sud-Bénin : mosaïque de champs de culture (maïs, manioc, maraîchage), de palmiers à huile, et d'habitats humains en expansion. La forêt naturelle dense a largement disparu dans la zone, remplacée par des jachères, des plantations et des zones bâties.

L'exception notable est le Sanctuaire de Drabo Gbo, qui maintient un fragment de forêt dense secondaire sur 14 hectares, constituant une île de biodiversité dans un paysage anthropisé.

10.2 — Ressources agricoles de la commune

Les ressources agricoles de la commune d'Abomey-Calavi comprennent, selon le Bénin Guide Voyage : maïs, manioc, ananas, arachide, riz, palmier à huile et sorgho. En élevage : bovins, caprins, porcins, ovins, volaille, lapin et aulacodes (grands rongeurs comestibles). Les cultures de rente principales sont l'ananas, l'arachide et l'huile de palme.

Les ressources minières du département comprennent des carrières de sable, de gravier, de latérite, des argiles et des terres de barre — matériaux de construction importants pour l'expansion urbaine rapide.

10.3 — L'ananas de Togba et d'Abomey-Calavi

La filière ananas est particulièrement développée dans la commune d'Abomey-Calavi et ses environs. L'ananas du département de l'Atlantique a une réputation au niveau national et est exporté. Des producteurs locaux, notamment dans les zones rurales de l'arrondissement, pratiquent cette culture. La photo d'un champ de papayes à Togba figure d'ailleurs parmi les illustrations de l'article Wikipédia anglophone consacré à cet arrondissement.

Chapitre XI

Société, langues et religions

11.1 — La langue fon (Fongbe)

Le fon, ou Fongbe, est la langue maternelle du peuple Fon, groupe majoritaire dans la région d'Abomey-Calavi. C'est une langue tonale de la famille gbe, appartenant au groupe Niger-Congo. Elle est parlée par plusieurs millions de locuteurs au Bénin et est une des langues les plus importantes du pays. Elle est étroitement apparentée au goun (Gun), au ewe et à d'autres langues gbe.

À Togba et Kouinvié, le fon est la langue de communication quotidienne pour la majeure partie de la population autochtone. Le français, langue officielle du Bénin, est utilisé dans l'administration, l'enseignement et les relations formelles.

11.2 — Le vodoun dans la région

Le vodoun (souvent transcrit « vaudou » en français) est une religion originaire du Golfe de Bénin, pratiquée par les peuples Fon, Ewe, Yoruba et leurs descendants. Le 10 janvier est la Fête nationale du vodoun au Bénin, officiellement reconnue depuis 1996. Dans la région d'Abomey-Calavi, les religions endogènes (dont le vodoun) sont prépondérantes par rapport aux religions chrétiennes et à l'islam.

Les cultes vodoun sont organisés autour de divinités (vòdún), de couvents (convents) et de prêtres et prêtresses. Ils s'articulent avec la divination par Fa (Ifá dans le monde yoruba), qui constitue un système divinatoire complexe reconnu par l'UNESCO comme patrimoine culturel immatériel de l'humanité. La pratique du Fa est vivante dans la région.

11.3 — Le christianisme

La présence chrétienne est forte et pluridénominationnelle. Les catholiques (avec notamment le Collège catholique Pierre Joseph de Clorivière), les protestants et les membres de l'Église céleste (Église céleste de Christ, née au Bénin en 1947 à Porto-Novo) coexistent. Une paroisse de l'Église céleste est mentionnée comme point de repère géographique à Togba même.

11.4 — La vie associative et communautaire

Comme dans toute la zone périurbaine de Cotonou, la vie communautaire à Togba est structurée autour des familles élargies, des liens de clan, des associations de quartier et des réseaux religieux. Les marchés locaux (Marché de Togba) constituent des espaces de sociabilité importants.

Les pratiques d'entraide (tontines, coopératives informelles) sont répandues. La dynamique d'urbanisation rapide entraîne cependant une transformation des modes de vie traditionnels, avec l'arrivée massive de populations venues de Cotonou ou d'autres régions du pays.

Chapitre XII

Dynamiques urbaines et foncières

12.1 — La pression foncière

La principale dynamique qui structure l'arrondissement de Togba depuis les années 2000 est une urbanisation rapide alimentée par le débordement de la population de Cotonou et d'Abomey-Calavi centre. Des terrains agricoles et des espaces verts sont progressivement convertis en parcelles résidentielles.

Des données issues du marché immobilier (benin-immo.com) témoignent de cette dynamique : on y trouve des offres de maisons à vendre à Togba « non loin des nouveaux logements sociaux en construction », référence aux 20 000 logements économiques et sociaux de Ouèdo mentionnés par le Ministère de la Décentralisation.

12.2 — Le foncier à Kouinvié

L'existence d'annonces immobilières pour Kouinvié témoigne de l'attractivité foncière de ce secteur de Togba. Des maisons nouvellement construites y sont proposées à la vente. La mention de titres fonciers dans certaines annonces (« dans un domaine titre foncier ») indique que la sécurisation foncière est en cours, même si des parcelles sans titre demeurent fréquentes dans les zones périphériques en expansion rapide.

12.3 — Projets d'aménagement

L'arrondissement de Togba fait l'objet de projets d'aménagement publics. Des voies bitumées sont programmées. L'aéroport de Glo-Djigbé, projet majeur du gouvernement Talon, est situé dans un arrondissement voisin de la commune. L'ensemble de ces infrastructures devrait renforcer l'attractivité de la zone nord d'Abomey-Calavi, dont Togba fait partie.

Chapitre XIII

Repères pratiques et vie locale

13.1 — Transport

Pour se déplacer dans la zone de Togba / Kouinvié, les moyens disponibles sont : le zémidjan (taxi-moto, solution la plus répandue pour les courtes distances), le tokpa-tokpa (minibus sur les axes principaux), et les taxis-auto. Les distances internes à l'arrondissement sont courtes (quelques kilomètres) mais les routes non pavées peuvent rendre les déplacements difficiles en saison des pluies.

13.2 — Carrefour Aïtchédji

Le carrefour Aïtchédji apparaît dans la presse locale comme un repère géographique important dans la zone de Togba. Il est mentionné à proximité du Collège Jean Piaget et comme point de passage sur l'axe principal d'Abomey-Calavi. C'est un carrefour fréquenté, comme en témoigne le fait qu'il est cité dans le compte-rendu d'accidents de la route.

13.3 — Marchés et commerces

Le Marché de Togba est le principal espace commercial de l'arrondissement. Il est mentionné comme point de repère local. Au-delà de ce marché, des boutiques, des étals et des activités informelles ponctuent l'espace résidentiel de manière diffuse. Abomey-Calavi dans son ensemble dispose d'un tissu commercial dense, notamment autour du grand carrefour de Godomey (échangeur de Godomey), qui est l'un des nœuds routiers les plus fréquentés du Bénin.

13.4 — Le bar-restaurant « Chez Agba »

« Chez Agba — La base des connaisseurs » est un bar-restaurant situé à Kouinvié, arrondissement de Togba, Abomey-Calavi. L'établissement a été ouvert il y a environ cinq ans (soit vers 2020-2021) par Houangni Augustin, co-propriétaire et gérant, assisté d'un associé. Le bar emploie six personnels.

L'établissement accueille aussi bien les habitants du quartier que des visiteurs venant de l'extérieur. Des fêtes et événements y sont régulièrement organisés, ce qui en fait un lieu de vie sociale et culturelle dans ce quartier en pleine expansion.

Une photographie du bar figure sur le site fongbebenin.com (page dédiée à Kouinvié : fongbebenin.com/divers/Kouinvié/kouinvie.html), site consacré à la langue fon et à la culture béninoise. Cette page était temporairement indisponible lors de la rédaction (erreur serveur 503). Le site fongbebenin.com est par ailleurs bien indexé par les moteurs de recherche et accessible normalement.

13.5 — Sécurité

La presse locale béninoise fait état de faits divers dans la zone d'Abomey-Calavi : accidents de la route (dont un mortel mentionné en mars 2025 près du carrefour Aïtchédji), cambriolages, et une tentative d'enlèvement à l'hôpital. Ces faits reflètent les réalités d'une zone en forte expansion démographique, soumise aux mêmes tensions que toute périphérie urbaine en croissance rapide.

Chapitre XIV

Bibliographie et sources

Sources officielles

Sources encyclopédiques et cartographiques

Sources scientifiques

Sources éducatives et immobilières

Sources locales directes

Sources touristiques et médiatiques

Sources de presse

— Fin du document —

Aucune information n'a été inventée. Les incertitudes ont été signalées.

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