Romuald WADAGNI
Président de la République
Chef de l’État, chef du Gouvernement et chef suprême des armées selon la présentation officielle du Gouvernement.
Composition officielle, organisation de l’exécutif, ministères, fonctionnement du Conseil des ministres et principaux repères de la transition institutionnelle de 2026.
Mise à jour : 24 septembre 2026
L’année 2026 marque un changement important à la tête de l’exécutif béninois. Patrice Talon a présidé son dernier Conseil des ministres recensé par le Secrétariat général du Gouvernement le 13 mai 2026. Romuald Wadagni a ensuite été investi président de la République le 24 mai 2026. Le même jour, le décret n° 2026-314 portant composition du Gouvernement a été pris. Le premier Conseil des ministres du septennat 2026-2033 s’est réuni le 28 mai 2026.
Le site officiel du Gouvernement présente Romuald Wadagni comme président de la République, chef de l’État, chef du Gouvernement et chef suprême des armées. Sous son autorité, vingt-quatre membres exercent actuellement des responsabilités ministérielles ou de ministre délégué. Cette architecture diffère sensiblement de celle de la fin de la présidence Talon : certains portefeuilles ont été regroupés, d’autres séparés, et trois ministres délégués sont rattachés au ministère chargé de l’Économie et des Finances.
La composition d’un gouvernement n’est jamais une simple liste de noms. Elle indique aussi la manière dont l’exécutif choisit de répartir les grands secteurs de l’action publique : sécurité, justice, diplomatie, économie, éducation, santé, agriculture, culture, numérique, énergie, transports, emploi, communication ou encore sport. En 2026, l’intitulé même de plusieurs ministères montre l’importance accordée à la formation professionnelle, à la formalisation de l’économie, à la transformation digitale et à la stratégie nationale d’intelligence artificielle.
Il faut toutefois distinguer les faits administratifs des objectifs politiques. La présence d’un domaine dans le titre d’un ministère prouve qu’il existe comme portefeuille gouvernemental ; elle ne permet pas, à elle seule, de mesurer l’efficacité réelle des politiques menées dans ce domaine. La présente page décrit donc les institutions et leur organisation sans porter de jugement sur leurs résultats.
Président de la République
Chef de l’État, chef du Gouvernement et chef suprême des armées selon la présentation officielle du Gouvernement.
Vice-présidente de la République
La Présidence continue de la présenter en 2026 comme vice-présidente de la République et Grande Chancelière des Ordres nationaux.
La fonction de président concentre la direction de l’exécutif. Les comptes rendus officiels des Conseils des ministres de mai, juin, juillet et septembre 2026 sont placés sous la présidence de Romuald Wadagni. La vice-présidente occupe une fonction institutionnelle distincte de celle des ministres. Elle ne figure pas dans la liste des membres du Gouvernement publiée sur gouv.bj, mais elle demeure une personnalité centrale de l’exécutif et de la continuité institutionnelle.
La transition de mai 2026 est clairement visible dans les archives officielles : le Conseil des ministres du 13 mai est encore présidé par Patrice Talon, tandis que celui du 28 mai est présenté comme le Conseil inaugural du nouveau septennat, présidé par Romuald Wadagni. L’investiture du 24 mai constitue donc le point de bascule institutionnel.
La liste ci-dessous reprend les intitulés actuellement publiés par le Gouvernement de la République du Bénin. Elle constitue le cœur de cette page et remplace les anciennes compositions antérieures à l’investiture de mai 2026.
Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation.
Ministre de l’Économie et des Finances, chargé de la Coopération.
Ministre des Affaires étrangères, chargé de l’intégration des afrodescendants.
Ministre délégué auprès du Président de la République, chargé de l’Intérieur et de la Sécurité publique.
Ministre délégué auprès du Président de la République, chargé de la Défense nationale.
Ministre du Tourisme et du Commerce extérieur, en charge de l’Industrie et de la Promotion de l’investissement privé.
Ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche.
Ministre de la Santé.
Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, en charge de la Formation technique.
Ministre de l’Enseignement secondaire.
Ministre des Enseignements maternel et primaire.
Ministre de la Famille et de l’Action sociale.
Ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale.
Ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine.
Ministre du Commerce intérieur, en charge de la formalisation de l’économie.
Ministre de la Transformation digitale et de l’Innovation, en charge de la stratégie nationale d’intelligence artificielle.
Ministre de l’Énergie, de l’Eau et des Mines.
Ministre du Cadre de Vie et des Transports, chargé du Développement durable.
Ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, en charge de la Formation professionnelle.
Ministre de la Communication, en charge des Médias.
Ministre des Sports et de l’Engagement civique.
Ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des Finances, chargé des finances et de la microfinance.
Ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des Finances, chargé du budget et de la fonction publique.
Ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des Finances, chargé de la mobilisation des ressources extérieures et de la gestion de la dette.
Plusieurs caractéristiques apparaissent immédiatement. D’abord, l’économie et les finances forment un ensemble très structuré : au ministre de l’Économie et des Finances s’ajoutent trois ministres délégués spécialisés dans les finances et la microfinance, le budget et la fonction publique, puis la mobilisation des ressources extérieures et la dette. Ensuite, l’éducation est répartie entre trois ministères : maternel et primaire, secondaire, puis supérieur et recherche scientifique avec la formation technique. Enfin, des domaines comme l’intelligence artificielle, l’engagement civique ou la formalisation de l’économie figurent explicitement dans les intitulés ministériels.
Cette répartition administrative ne doit pas être confondue avec un classement des priorités réelles. Un ministère doté d’un intitulé très large peut disposer de plusieurs directions et agences ; inversement, un secteur n’apparaissant pas dans le nom d’un ministère peut être traité par une direction spécialisée, une agence publique ou une structure rattachée à la Présidence.
Les fonctions dites régaliennes concernent les domaines dans lesquels l’État exerce directement son autorité : justice, sécurité, défense et relations extérieures. En 2026, ces fonctions sont distribuées entre le ministère de la Justice et de la Législation, deux ministres délégués rattachés à la Présidence pour l’Intérieur et la Défense, et le ministère des Affaires étrangères.
Yvon Detchenou demeure Garde des Sceaux et ministre de la Justice et de la Législation. Le portefeuille conserve donc la continuité d’un responsable déjà présent dans l’équipe précédente, alors même que la présidence de la République a changé. Les Conseils des ministres continuent d’effectuer des nominations dans la magistrature et les juridictions : le compte rendu du 2 septembre 2026 mentionne notamment des nominations à la Chancellerie, à la Cour suprême et dans plusieurs cours d’appel.
Le portefeuille de l’Intérieur et de la Sécurité publique est confié à Djibril Mama Cisse Moussa, avec le titre de ministre délégué auprès du Président de la République. Cette formulation marque un rattachement direct à la Présidence. Le ministère reste chargé des questions de sécurité intérieure et de l’administration correspondante ; les détails d’organisation sont précisés dans les textes réglementaires propres au ministère.
Gildas Agonkan est ministre délégué auprès du Président de la République chargé de la Défense nationale. Le décret n° 2026-385 du 1er juillet 2026 porte sur les attributions, l’organisation et le fonctionnement du ministère de la Défense nationale, ce qui montre que la nouvelle architecture gouvernementale a été suivie d’une réorganisation administrative au cours de l’été.
Corinne Amori Brunet dirige le ministère des Affaires étrangères, dont l’intitulé officiel inclut désormais l’intégration des afrodescendants. La passation de service a eu lieu le 26 mai 2026 avec Olushegun Adjadi Bakari, qui a quitté les Affaires étrangères pour prendre un portefeuille associant tourisme, commerce extérieur, industrie et promotion de l’investissement privé.
Le début du mandat de Romuald Wadagni a également été marqué par plusieurs déplacements et rencontres diplomatiques rapportés par la Présidence, notamment dans les pays voisins et auprès de partenaires internationaux. Il est plus prudent de considérer ces déplacements comme des faits diplomatiques que comme une preuve, à eux seuls, de l’efficacité d’une politique étrangère : l’évaluation de leurs effets demande des données plus longues sur les accords, les échanges économiques, la sécurité et les coopérations conclues.
L’organisation économique du gouvernement de 2026 est particulièrement détaillée. Aristide Medenou est ministre de l’Économie et des Finances, chargé de la Coopération. Autour de ce ministère sont placés trois ministres délégués : Nicolas Yenoussi pour les finances et la microfinance, Rodrigue Chaou pour le budget et la fonction publique, et Hugues Oscar Lokossou pour la mobilisation des ressources extérieures et la gestion de la dette.
Cette architecture permet de distinguer des domaines qui étaient auparavant plus souvent réunis dans un même portefeuille : gestion financière, inclusion financière, budget de l’État, fonction publique, financements extérieurs et dette. Le Conseil des ministres du 2 septembre 2026 a d’ailleurs procédé à plusieurs nominations dans ces administrations, notamment au ministère chargé des Finances et de la Microfinance, au ministère chargé du Budget et de la Fonction publique et au ministère chargé de la Mobilisation des Ressources extérieures et de la Gestion de la Dette.
Le Conseil des ministres du 3 juin 2026 a annoncé la transmission à l’Assemblée nationale d’un projet de loi de finances rectificative. Le compte rendu officiel explique cette révision par la restructuration de l’appareil gouvernemental et les nouvelles orientations de l’exécutif. Le document gouvernemental indiquait alors un budget révisé à 4 086,620 milliards de francs CFA, contre 3 783,984 milliards dans la loi de finances initiale, et maintenait une prévision de croissance de 7,5 %. Ces chiffres sont des prévisions et des montants budgétaires officiels : ils ne doivent pas être présentés comme des résultats économiques déjà réalisés.
Shadiya Alimatou Assouman est ministre du Commerce intérieur, avec la formalisation de l’économie explicitement inscrite dans son portefeuille. La distinction entre commerce intérieur et commerce extérieur est désormais nette : le commerce extérieur relève du ministère dirigé par Olushegun Adjadi Bakari, qui cumule également tourisme, industrie et promotion de l’investissement privé.
Cette séparation est importante pour comprendre l’administration économique du pays. Le commerce intérieur s’intéresse notamment aux activités opérant sur le marché béninois, tandis que le commerce extérieur concerne les échanges avec les partenaires étrangers. La formalisation de l’économie vise, dans le langage administratif, le passage d’activités parfois exercées hors des dispositifs officiels vers des cadres enregistrés, fiscaux, sociaux ou réglementaires. Les effets concrets de cette politique doivent cependant être mesurés à partir de statistiques et non déduits du seul intitulé ministériel.
Yassine Latoundji est ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine. Le tourisme n’est plus placé dans le même ministère : il relève d’Olushegun Adjadi Bakari. Cette séparation institutionnelle distingue donc la politique culturelle de la politique touristique, même si les deux domaines restent naturellement liés lorsqu’il s’agit de patrimoine, de musées, de festivals ou de valorisation internationale du Bénin.
Mahuna Akplogan dirige le ministère de la Transformation digitale et de l’Innovation, avec la stratégie nationale d’intelligence artificielle expressément mentionnée dans l’intitulé du portefeuille. Le Conseil des ministres du 2 septembre 2026 a procédé à plusieurs nominations dans ce ministère, notamment dans les fonctions liées à la coordination des projets, à l’analyse stratégique, à l’innovation et à l’expérimentation.
Edouard Dahome est ministre de l’Énergie, de l’Eau et des Mines. Ce portefeuille rassemble des infrastructures et ressources de nature différente mais stratégiques : approvisionnement électrique, accès à l’eau, ressources minières et structures publiques associées. En septembre 2026, le Conseil des ministres a notamment nommé un nouveau directeur général de la Société nationale des Eaux du Bénin.
Georges Ale dirige le ministère du Cadre de Vie et des Transports, chargé du Développement durable. Son champ couvre plusieurs politiques publiques liées aux infrastructures, à la construction, à l’urbanisme, au transport et à l’environnement. Le Conseil des ministres du 2 septembre 2026 mentionne des nominations de conseillers techniques spécialisés dans le développement durable, la construction, l’urbanisme, les infrastructures, les transports et même l’intelligence artificielle.
Janvier Yahouedeou est ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale. Le ministère intervient dans les relations entre l’État, les départements et les collectivités locales. Des nominations de préfets ont été annoncées dès le Conseil des ministres du 3 juin 2026, puis des secrétaires généraux de départements ont été nommés le 2 septembre.
Awaou Baco est ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, en charge de la Formation professionnelle. L’intitulé rapproche donc l’entreprise, l’insertion professionnelle et la formation aux métiers. Cette articulation peut être importante dans un pays où une part considérable de l’activité économique s’exerce dans de petites unités, mais l’évaluation des effets des politiques menées exige des données sur les entreprises créées, l’emploi, les formations et les revenus.
Aurelie Adam Soule épouse Zoumarou est ministre de la Communication, en charge des Médias. Le portefeuille est distinct du ministère de la Transformation digitale, même si les deux secteurs se croisent dans l’environnement numérique contemporain.
Benoît K. M. Dato est ministre des Sports et de l’Engagement civique. L’ajout de l’engagement civique dans l’intitulé donne à ce ministère un champ qui ne se limite pas à la gestion du sport de haut niveau ou des infrastructures sportives. Là encore, la portée réelle de cette compétence dépend des programmes, des budgets et des structures mises en place.
Le Conseil des ministres est l’un des lieux centraux de décision de l’exécutif. Les comptes rendus officiels publiés par le Secrétariat général du Gouvernement permettent de suivre une partie des décisions prises : mesures normatives, communications, autorisations, projets, réformes et nominations.
Ces comptes rendus sont particulièrement utiles pour distinguer la composition formelle du gouvernement de son activité effective. La page « Membres du Gouvernement » permet de savoir qui détient quel portefeuille ; les comptes rendus montrent ensuite quels sujets ont été examinés et quelles décisions ont été annoncées. Enfin, les décrets publiés dans la documenthèque du Secrétariat général du Gouvernement donnent le cadre juridique de nombreuses réorganisations ou nominations.
Le Conseil inaugural du nouveau septennat s’est réuni le 28 mai 2026. Le compte rendu officiel rapporte que le président a présenté aux ministres des principes de conduite tels que l’intérêt général, l’exemplarité, la sobriété, l’intégrité et la solidarité. Il s’agit ici d’orientations déclarées par l’exécutif ; elles doivent être présentées comme telles et non comme une évaluation indépendante de la pratique gouvernementale.
Les réunions suivantes montrent la mise en place progressive de la nouvelle administration. Le 3 juin, le Conseil a notamment abordé la loi de finances rectificative et procédé à plusieurs nominations, dont celles des préfets. Le 1er juillet, de nombreuses décisions institutionnelles et nominations ont été prises. Le 2 septembre, les nominations ont concerné plusieurs ministères et juridictions, tandis que des mesures sociales et agricoles ont également été annoncées.
Pour suivre l’actualité du gouvernement, la meilleure méthode consiste donc à consulter régulièrement le Secrétariat général du Gouvernement. Une page comme celle-ci doit être datée, car la composition ministérielle peut être modifiée par décret et les responsables administratifs changent plus fréquemment encore.
L’élection présidentielle est évoquée dans le discours d’investiture de Romuald Wadagni, qui rappelle le vote du 12 avril. Pour les résultats détaillés, il faut se reporter aux institutions électorales et juridictionnelles compétentes.
Dernier Conseil des ministres de 2026 recensé dans les archives officielles sous la présidence de Patrice Talon.
Investiture de Romuald Wadagni comme président de la République. Le décret n° 2026-314 portant composition du Gouvernement est daté du même jour.
Premier Conseil des ministres du septennat 2026-2033. Le nouveau président y expose les principes qu’il entend donner à l’action gouvernementale.
Conseil des ministres consacré notamment à un projet de loi de finances rectificative et à de nombreuses nominations, dont celles des préfets des départements.
Décret n° 2026-358 portant nomination de ministres conseillers à la Présidence de la République. Ces fonctions doivent être distinguées de la composition ministérielle proprement dite.
Plusieurs décrets d’organisation des ministères et de nombreuses nominations accompagnent la mise en place de la nouvelle architecture administrative.
La Présidence rapporte l’installation de la huitième mandature du Conseil économique et social et la prestation de serment de nouveaux juges de la Haute Cour de Justice.
Nouveau Conseil des ministres avec mesures normatives, mesures sociales, décisions agricoles et nombreuses nominations dans les ministères, la justice et l’administration territoriale.
Vérification de la composition gouvernementale sur le site officiel. Aucun décret plus récent de composition gouvernementale n’a été identifié dans les sources officielles consultées pour la présente mise à jour.
Une page sur un gouvernement peut devenir très vite obsolète. Les ministres peuvent changer, leurs attributions peuvent être modifiées, les décrets d’organisation peuvent être remplacés et certains intitulés administratifs peuvent évoluer sans que l’adresse d’une ancienne page web soit immédiatement supprimée. C’est pourquoi la date de mise à jour est aussi importante que le contenu.
Il faut également distinguer plusieurs catégories d’information. La composition du gouvernement est un fait juridique et administratif. Les déclarations du président ou d’un ministre sur les objectifs d’une réforme sont des positions officielles. Les résultats d’une politique publique, eux, nécessitent des données indépendantes, des séries statistiques et une période d’observation suffisante. La présente page ne transforme donc pas les déclarations gouvernementales en conclusions sur la réussite ou l’échec de l’action publique.
Enfin, les photographies intégrées ici proviennent du site officiel du Gouvernement du Bénin. Elles servent à identifier quelques membres de l’équipe gouvernementale et non à établir une hiérarchie entre les ministres. Tous les membres ne sont pas illustrés afin de conserver une page lisible et raisonnablement légère.
Les informations de cette page ont été vérifiées à partir de sources publiques officielles béninoises consultées en septembre 2026. Les liens ci-dessous permettent au lecteur de contrôler la composition gouvernementale et les principaux repères chronologiques.
6. Agriculture, santé, éducation et action sociale
Agriculture, élevage et pêche
Le ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche est dirigé par Adin Yeton Bloukounon Goubalan. Le secteur demeure essentiel dans un pays où les activités agricoles occupent une place majeure dans l’économie et dans les revenus d’une partie importante de la population. Le 1er juillet 2026, un décret spécifique a fixé les attributions, l’organisation et le fonctionnement de ce ministère dans la nouvelle architecture administrative.
Santé
Benjamin Ignace Bodounrin Hounkpatin reste ministre de la Santé. Le ministère a lui aussi fait l’objet d’un décret d’organisation daté du 1er juillet 2026. En septembre, la Présidence a installé le nouveau collège de l’Autorité de Régulation du Secteur de la Santé, nommé par décret du 14 septembre. Cet organisme n’est pas le ministère lui-même : il s’inscrit dans le dispositif institutionnel de régulation du secteur.
Trois ministères pour l’éducation
L’enseignement est réparti entre trois responsables. Armand Kuyema Natta dirige les Enseignements maternel et primaire. Clément Kouchadé est ministre de l’Enseignement secondaire. Sèdami Medegan Fagla dirige l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique, avec la Formation technique dans son portefeuille.
Cette répartition permet de donner une administration propre à chaque grand niveau de la scolarité. Elle rend aussi nécessaire une coordination entre les ministères, puisque la formation d’un élève ou d’un étudiant traverse plusieurs ordres d’enseignement. Le compte rendu du Conseil des ministres du 2 septembre 2026 mentionne des mesures sociales concernant les trois ordres d’enseignement à la rentrée scolaire et universitaire 2026-2027, ce qui illustre cette nécessité de coordination transversale.
Famille et action sociale
Véronique Tognifodé est ministre de la Famille et de l’Action sociale. Ce portefeuille regroupe les politiques relatives à la famille, à la protection sociale et à différentes catégories de populations vulnérables. Le Conseil des ministres du 2 septembre 2026 a également annoncé des mesures particulières destinées à l’inclusion des personnes handicapées.