Ah, la circulation au Bénin… quel supplice quotidien !
Dès six heures du matin, les routes deviennent des champs de bataille.
Les zem filent dans tous les sens sans prévenir.
On dirait que les klaxons remplacent maintenant les mots.
Personne n’attend, personne ne laisse passer personne.
Chaque carrefour devient une épreuve de survie.
Les taxis s’arrêtent brusquement au milieu de la route.
Les bus débordent de passagers accrochés comme ils peuvent.
Les camions crachent une fumée noire qui brûle les yeux.
Même les piétons traversent sans regarder.
Les motos roulent parfois sur les trottoirs comme si c’était normal.
Les embouteillages paralysent la ville pendant des heures.
Pour faire deux kilomètres, il faut parfois une éternité.
La chaleur, la poussière et les gaz d’échappement étouffent les gens.
Les policiers sifflent, mais personne ne semble écouter.
Les feux de signalisation tombent souvent en panne.
Quand il pleut, c’est encore pire.
Les routes deviennent des rivières pleines de trous invisibles.
Les conducteurs éclaboussent les passants sans même ralentir.
Les accidents arrivent tous les jours.
On dépasse à gauche, à droite, parfois même n’importe comment.
Certains conduisent le téléphone collé à l’oreille.
D’autres roulent la nuit sans phares.
Les jeunes prennent la route pour un circuit de course.
Les vieux ont peur de traverser les avenues.
Les enfants respirent toute cette pollution dès le matin.
Le bruit ne s’arrête jamais, même tard dans la nuit.
Et pourtant, chaque année, il y a encore plus de véhicules.
On construit des immeubles partout, mais les routes restent étroites.
Franchement, circuler au Bénin demande aujourd’hui des nerfs d’acier.